Et si, derrière une assiette à moitié terminée, se cachait bien plus qu’un simple manque d’appétit ? En établissement de santé ou médico-social, les troubles de la déglutition peuvent profondément modifier le rapport au repas : peur d’avaler, fausses routes, perte de plaisir, fatigue, isolement… Autant de signaux
qui fragilisent les apports alimentaires et peuvent favoriser la dénutrition.
Kélia Morel
diététicienne nutritionniste
conseil VICI
Les troubles de la déglutition, aussi appelés dysphagie, correspondent à une difficulté à avaler les aliments, les boissons ou parfois même la salive. Ils peuvent se manifester par une sensation de blocage, une toux pendant ou après le repas. Ce dysfonctionnement peut entraîner des « fausses routes » : les aliments solides ou liquides passent dans la trachée, et parfois les poumons, au lieu de suivre la voie normale.
Avoir un langage commun
Au-delà de la difficulté à s’alimenter, les conséquences peuvent être importantes. La personne peut progressivement appréhender le moment du repas, réduire spontanément ses quantités, éviter certains aliments ou limiter ses prises de boisson. Cette situation favorise un risque accru de dénutrition et de déshydratation. Un sujet qui s’inscrit dans le contexte de la Semaine nationale de la dénutrition, opération annuelle en novembre.
Le repas, qui devrait rester un temps de plaisir, de partage
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