L’association GECO Food Service dévoile une toute nouvelle étude faisant état du parcours et des comportements alimentaires du « Mangeur » français en 2025-2026.
Ses attentes son multiples (praticité, coût, plaisir, santé, temps) et ses des défis le sont tout autant, face à l’inflation et à un climat géopolitique mondial où l’incertitude est devenue la norme.
Cette étude, signée IFOP (dont SocioVision et Brain Value) permet ainsi de décrypter les comportements évolutifs dans le secteur de la CHD, qui représente à ce jour un marché de 101,8 Md€ de CA (intégrant RHF + circuits de ventes alternatifs) - soit une hausse de 11, 9 Md€ Vs 2019 (89,9 Md€).
Les prestations servies hors domicile par an en France sont quant à elles en baisse, passant à 9,8 Md contre 10,1 Md en 2019.
L’étude révèle plusieurs transformations : une France qui vieillit (22 % des Français ont plus de 64 ans), qui vit plus seule qu’avant (12 Md de foyers solo d’ici 2030), et qui mêle 5 générations (Boomers, X, Y, Z, Alpha) devant cohabiter, entrainant une fragmentation des comportements à laquelle la restauration doit s’adapter.
Trois principaux groupes se distinguent : les consommateurs exigeants (31%), prudents (35%), et sous contrainte financière (34%). Il est par ailleurs à noter que la pression économique est devenue telle que 65 % des Français déclarent que leur budget leur permet tout juste de faire face aux dépenses de base, et que 50 % déclarent devoir faire des sacrifices sur leurs habitudes alimentaires.
Au premier semestre 2026, la fréquentation recule de 1,7 % et les dépenses de 2 % en RHF. Mais les circuits ne résistent pas tous de la même manière : la restauration à table recule de 6,3 %, tandis que le retail (conciliant prix, praticité et accessibilité) progresse de 4,6 %.
Les coûts en hausse mais aussi le télétravail et la recherche de formats plus rapides et flexibles rend la restauration à table plus occasionnelle, même si 90 % des Français estiment que manger est un véritable plaisir. L’envie est donc là, même s’ils sont 80 % à considérer que bien manger est devenu un luxe. Une certaine « américanisation » des comportements alimentaires est également observée, avec des pratiques plus nomades et déstructurées : un Français sur deux mange régulièrement à l’extérieur – avec la boulangerie comme lieu préféré (84%), et 38 % des actifs apportent leur repas sur leur lieu de travail.
Moment de plaisir et de partage, le restaurant revient tout de même dans le Top 5 des loisirs préférés des Français (+3 points en un an) qui sont toutefois devenus bien plus exigeants.
L’étude du GECO Food Service révèle ainsi 5 profils de « Mangeurs » en 2025-2026 : les « Épicuriens du terroir » (26 %) attachés à l’authenticité ; les « Optimisateurs du quotidien » (24 %) à la recherche d’équilibre et de praticité ; les « Fast & Gourmands » (20 %) qui veulent un plaisir immédiat ; les « Performers agiles » (15 %) combinant efficacité et flexibilité, et les « Gourmets engagés » (15 %), qui exigent plaisir, santé et convictions. Cinq profils pour cinq attentes, motivations et usages différents. La RHD voit donc se profiler les 4 défis suivants : proposer une valeur qui justifie le prix, s’adapter à des parcours alimentaires hybrides, répondre à la diversité des usages et créer une expérience forte.
Exit le mangeur français unique : il est désormais question de répondre à des attentes multiples. Au secteur de la RHD, donc, de saisir cette opportunité pour renforcer sa place dans le quotidien des Français. E.N.
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