À l’occasion du mois de la dysphagie, en juin, Neff, acteur historique de la restauration collective santé et médico-sociale, met en lumière les enjeux liés aux troubles de la déglutition et à la dénutrition. Selon le Journal of Clinical Medicine, la dysphagie affecte jusqu'à 30 % des 400 000 personnes âgées vivant à domicile, 47 % des patients gériatriques hospitalisés et 54 à 59 % des 270 000 résidents en Ehpad. Elle constitue l’une des principales causes de dénutrition, qui concerne près de 2 millions de personnes en France selon le Collectif de lutte contre la dénutrition.
Selon le Dr Thomas Broussier, responsable de l’Unité transversale de diététique et nutrition du CHU de Lyon, une prise en charge nutritionnelle précoce est essentielle pour limiter les complications médicales, les hospitalisations répétées et la perte d’autonomie. Dans ce contexte, les professionnels de santé sont appelés à renforcer le dépistage des patients à risque et à mettre en place un suivi nutritionnel coordonné, alors que seulement 5 à 7 % sont pris en charge, selon des chiffres du Collectif de lutte contre la dénutrition.
Fort de 90 ans d’expertise, Neff développe des solutions adaptées aux troubles de la déglutition : potages hyperprotéinés et hypercaloriques, repas mixés enrichis, texturants, épaississants et eaux gélifiées conformes aux recommandations IDDSI. Co-conçues avec des experts de la nutrition, ces innovations visent à conjuguer sécurité alimentaire, densité nutritionnelle et plaisir gustatif. Au-delà de l’adaptation des textures, l’industriel souligne la nécessité de proposer des repas suffisamment riches en énergie et en protéines. Un enjeu majeur pour améliorer les apports nutritionnels et redonner envie de manger à des patients souvent fragilisés par la maladie ou la perte d’autonomie.
T.L.B.
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