Réunis le 11 juin au Palais Bourbon à l'initiative du projet Ma Cantine Locale, élus, représentants de la restauration collective et acteurs agricoles ont défendu le rôle stratégique des cantines scolaires dans le soutien aux filières françaises. « Les cantines scolaires peuvent devenir un outil concret de soutien à l'agriculture française, de transition environnementale et de résilience des territoires. Le défi aujourd'hui n'est plus d'expérimenter, mais de permettre le passage à l'échelle », a souligné Louis Dumoulin, directeur de Nuances d'Avenir.
Organisé par Nuances d'Avenir et le Conseil national pour la résilience alimentaire (CNRA), l'événement a notamment été marqué par la présentation d'une étude inédite réalisée par Vertigo Lab sur les retombées socio-économiques de l'approvisionnement local dans les cantines scolaires publiques. Selon cette étude, les achats alimentaires locaux représentent déjà 601 M€ de dépenses, générant près de 978 M€ d'activité économique chaque année. Par ailleurs, 1 M€ investi dans des produits locaux soutient 9,2 emplois ETP (équivalent temps plein) sur l'ensemble de la chaîne de valeur.
Pour le député de la Mayenne Guillaume Garot, « décider de ce qu'on met dans notre assiette, c'est un choix de politique agricole, c'est un choix de qualité alimentaire, c'est un choix d'éducation des enfants ». De son côté, Loïc Kervran, député du Cher, a rappelé que si « c'est difficile de faire une cantine bio et locale », le développement des approvisionnements de proximité reste « absolument indispensable ».
Aujourd'hui, la part des produits locaux dans les cantines scolaires maternelles et élémentaires est estimée à 33 %. Pour les porteurs du projet Ma Cantine Locale, l'enjeu est désormais de transformer les initiatives existantes en une dynamique nationale capable de sécuriser des débouchés durables pour les producteurs tout en renforçant la résilience alimentaire des territoires.
E.L.
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