La santé mentale des jeunes est devenue l’un des enjeux de société majeurs. Érigée en Grande Cause nationale en 2025, elle reste au cœur des priorités gouvernementales en 2026.
Et les signaux d’alerte ne cessent de se multiplier. Une préoccupation confirmée par l’étude inédite OpinionWay/Scolarest, qui met en avant l’importance de « bien manger pour bien grandir ».
Boyanna Château-Dobrev
Selon l’étude réalisée en juin 2026 par OpinionWay pour Scolarest (Compass Group France) auprès de 500 enfants (6-18 ans) et 500 parents, 38 % des jeunes se déclarent stressés, un chiffre qui atteint même 60 % en Île-de-France. De leur côté, 47 % des parents jugent le niveau de stress de leur enfant important, tandis que 83 % des jeunes identifient au moins une source d’inquiétude dans leur quotidien. Selon Santé publique France, 45 % des collégiens rapportent des plaintes psychologiques répétées et 14 % présentent un risque important de dépression. Face à cette situation, l’attention se porte sur la pression scolaire, les écrans ou encore les réseaux sociaux. Pourtant, un facteur du quotidien reste encore trop souvent oublié dans cette réflexion : l’alimentation. Car la cantine ne se résume pas à une assiette. Elle peut aussi être un espace de bien-être, de lien social et de prévention.
Des chiffres révélateurs
L’étude montre un déficit de sensibilisation : 52 % seulement des enfants font le lien entre leur alimentation et leur santé mentale. Autrement dit, près
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