Bénédicte Bonzi
Chercheuse et docteure en anthropologie sociale
Dominique Paturel
Chercheuse et docteure en sciences de gestion
Le 23 septembre dernier à Saint-Denis-Pierrefitte, en région francilienne, la Journée de l’alimentation durable a donné le coup d’envoi des États généraux de l’alimentation choisie. Parmi les intervenants : Bénédicte Bonzi, anthropologue et chercheuse associée au LAIOS (Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales), et Dominique Paturel, chercheuse et docteure en sciences de gestion, reconnue pour ses travaux sur la précarité et la démocratie alimentaires. Nous avons croisé leurs approches : et si l’alimentation ne pouvait être véritablement durable que lorsqu’elle est accessible à tous ? Derrière la question du prix, de la qualité ou de l’origine des produits se joue un enjeu plus large : celui du droit à l’alimentation. Pour ces expertes, il implique de choisir, de se nourrir dignement et de participer aux décisions qui façonnent nos systèmes alimentaires. Une réflexion qui place la justice et la démocratie alimentaires au cœur de la transition.
Karine Averty
Avoir accès à une alimentation suffisante ne signifie pas nécessairement bénéficier du droit à l’alimentation. C’est l’un des premiers enseignements des travaux de Bénédicte Bonzi. Après plusieurs années d’immersion auprès des Restos du Cœur, elle a consacré sa thèse, puis son ouvrage La France qui a faim aux mécanismes de l’aide alimentaire et aux « violences alimentaires ». Car derrière la distribution de
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