Face aux exigences environnementales, aux attentes sociétales et aux contraintes budgétaires, la restauration collective doit réinventer ses approvisionnements et ses recettes. Lors des deux premières tables rondes de notre rendez-vous du 27 mai, « À Table, Collectivités ! », les représentants institutionnels, gestionnaires, chefs de cuisine et autres acteurs de terrain ont partagé leurs retours d’expériences : quelles solutions mettre en place pour réussir collectivement la transition alimentaire, de l’amont à l’aval ?
Eliot Langlois
La restauration collective représente aujourd’hui un formidable levier de transformation des pratiques alimentaires. La première table ronde de la matinée du 27 mai a d’abord donné la parole à Madeleine Coste-Legendre, cheffe de projet alimentation durable à l’Ademe, qui a défini la transition alimentaire en « trois enjeux clés : enjeux de santé publique, enjeux d’autonomie de la France et de ses territoires, et enjeux environnementaux ».
ACCOMPAGNER ET STRUCTURER
Selon elle, le poids de la restauration dans les habitudes de consommation lui confère une responsabilité particulière. « Le hors domicile représente un repas sur cinq. C’est un levier extrêmement puissant pour accompagner l’évolution des
comportements alimentaires », a-t-elle rappelé. Loin d’être une simple tendance, la transition alimentaire s’inscrit désormais dans un mouvement de fond, porté à la fois par les politiques publiques, les attentes des citoyens et les objectifs environnementaux. L’Ademe accompagne les élus, les
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