Alors que les objectifs de la loi Egalim poussent les collectivités à renforcer leurs achats de proximité, une étude inédite, présentée lors d’une matinée « Manger local, un levier de transitions » au Palais Bourbon par Nuances d’Avenir et le CNRA, apporte un nouvel éclairage sur le sujet. Au-delà des enjeux environnementaux ou de qualité alimentaire, l’approvisionnement local apparaît comme un véritable levier économique pour les territoires. Reste désormais à transformer les ambitions en réalité opérationnelle.
Eliot Langlois
Longtemps, le débat autour de l’approvisionnement local en restauration collective s’est concentré sur la qualité des produits, la réduction de l’empreinte carbone ou encore le soutien aux agriculteurs. Mais que produit réellement cette relocalisation des achats sur les territoires ? C’est à cette question qu’a voulu répondre l’étude menée par Vertigo Lab pour
Nuances d’Avenir et le Conseil national pour la résilience alimentaire (CNRA), présentée le 11 juin dernier au Palais Bourbon devant élus, professionnels de la restauration collective, représentants agricoles et acteurs de l’alimentation, dans le cadre du projet « Ma cantine locale ». Le sujet est loin d’être anecdotique. Chaque jour, la restauration collective scolaire sert près de 7 millions de repas. Un secteur qui représente plus de 20 Md€ d’activité et près de 300 000 salariés. Pour les porteurs du projet Ma Cantine Locale, la question n’est
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