Longtemps considérée comme une dépense de fonctionnement parmi d’autres, l’énergie est devenue un sujet stratégique depuis la flambée des prix de 2022. Mais encore faut-il savoir où agir. À travers une expérimentation menée par Restau’Co avec Lite, plusieurs cuisines collectives ont commencé à mesurer précisément leurs consommations.
À la clé, jusqu’à 15 000 € d’économies annuelles identifiées dès les premières actions mises en place.
Eliot Langlois
Pour la restauration collective, la crise énergétique de 2022 a constitué un électrochoc. Avec l’explosion des prix de l’électricité et du gaz, de nombreuses structures ont réalisé l’importance d’un poste jusqu’ici peu interrogé. Face à cette situation, Restau’Co met rapidement en place un cercle sobriété énergétique afin de réunir gestionnaires et professionnels du secteur autour d’une question simple : où agir ? « Nous nous apercevons que le plus gros poste de dépense après l’achat alimentaire, c’est l’énergie », raconte Alexandre Davezac, directeur de la Caisse des écoles du 17e arrondissement de Paris,
qui a mené la première expérimentation démarrée en 2024. « Une facture qu’on payait de façon relativement classique devient soudain un sujet qui appelle notre vigilance. »
Mais très vite, une difficulté apparaît : les gestionnaires veulent économiser, sans savoir précisément où intervenir. « Le point de départ pour faire des économies d’énergie,
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