Longtemps considéré comme l’aliment indispensable à la croissance, le lait fait aujourd’hui l’objet de vifs
débats. Entre atouts nutritionnels et controverses (allergies, intolérances, impacts environnementaux), quelle place doit-il occuper dans notre alimentation ?
Kélia Morel
diététicienne nutritionniste
conseil VICI
La problématique sur le lait – en particulier de vache – repose sur plusieurs critiques, souvent basées sur des réalités physiologiques ou des préoccupations éthiques.
• L’intolérance au lactose : Elle touche 30 à 50 % des adultes en Europe du Sud et jusqu’à 90 % en Asie. Elle est due à la baisse naturelle de la lactase (l’enzyme de digestion) avec l’âge. Il ne s’agit pas d’une « toxicité », mais d’un inconfort digestif qui peut provoquer des symptômes parfois importants, capables de perturber le quotidien des personnes concernées.
• L’inflammation : Contrairement aux idées reçues, le lait n’est pas inflammatoire pour une personne en bonne santé. Aucune étude n’a trouvé de lien direct.
• Le mode de production : La méfiance grandit face aux traitements hormonaux (dans certains pays hors UE), à la pasteurisation UHT et à l’élevage intensif.
• Les risques de pathologies : Si des études observationnelles ont évoqué des liens avec certains cancers (prostate) ou maladies auto-immunes, les preuves scientifiques actuelles ne permettent pas de conclure à une causalité directe.
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