L’État veut accélérer sa mise en conformité avec la loi Egalim en restauration collective. Réunis fin mars, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard et le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel ont mobilisé les secrétaires généraux des ministères pour renforcer l’exemplarité des achats publics. Les restaurants collectifs de l’État affichent un retard notable sur les exigences de la loi Egalim, avec seulement 30 % de produits durables et de qualité, dont 12 % de bio. Pour combler cet écart, les ministres misent sur une mobilisation accrue des acheteurs et un pilotage plus fin. La campagne de télédéclaration des achats sur la plateforme macantine a ainsi été prolongée jusqu’à mi-avril, afin d’améliorer la remontée de données.
Chaque ministère devra présenter d’ici fin juin un plan de correction détaillant ses leviers d’action, notamment en faveur de produits d’origine française et européenne. David Amiel a précisé que la Direction des achats de l’État contrôlera systématiquement les nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’État ou ses opérateurs afin de vérifier que les cahiers des charges respectent les obligations fixées par la loi. Afin d’accompagner les acheteurs publics et gestionnaires dans la rédaction des marchés publics, un répertoire de clauses (clausier) est publié sur la plateforme numérique macantine.
De plus, les acheteurs de l’État seront formés, afin de mieux connaître et s’approprier les obligations de la loi Egalim, et de partager les bonnes pratiques pour garantir des approvisionnements alimentaires exemplaires et souverains.
Le clausier pour un approvisionnement durable et de qualité de denrées alimentaires en restauration collective publique (marchés publics) est disponible sur ma-cantine.agriculture.gouv.fr
T.L.B.
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