La restauration collective en première ligne d’un changement systémique

Restauration Collective

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La restauration collective en première ligne d’un changement systémique
Photos : Shutterstock

La transition alimentaire s’impose aujourd’hui comme l’un des leviers majeurs des politiques publiques de transition écologique et de santé. Elle vise à transformer en profondeur nos modes de production, de transformation et de consommation alimentaires afin de les rendre plus durables, plus sains et plus équitables.


 


Dans ce mouvement, la restauration collective occupe une place stratégique : elle représente plusieurs milliards de repas servis chaque année en France et constitue un puissant effet de levier pour orienter l’ensemble de la chaîne agroalimentaire.


Un cadre réglementaire structurant et exigeant
Depuis la loi Egalim, adoptée en 2018, puis renforcée par la loi Climat et Résilience, la restauration collective est au cœur d’un dispositif ambitieux. L’objectif est clair : atteindre au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique dans les repas servis. Ce cadre concerne l’ensemble des acteurs publics et privés : cantines scolaires, établissements de santé, administrations ou encore restauration d’entreprise. Il s’accompagne d’autres obligations structurantes : diversification des protéines, lutte contre le gaspillage alimentaire, suppression progressive des plastiques à usage unique ou encore développement du végétarien dans les menus. Ces mesures traduisent une volonté politique forte : faire de la restauration collective un moteur de transformation de l’offre alimentaire, tout en soutenant les filières agricoles durables


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