Santé mentale des jeunes : l’alimentation, un levier encore trop méconnu

Santé mentale des jeunes : l’alimentation, un levier encore trop méconnu
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La santé mentale des jeunes est devenue l’un des grands enjeux de société. Érigée en Grande Cause nationale en 2025, elle reste au cœur des priorités gouvernementales en 2026. Et les signaux d’alerte ne cessent de se multiplier. Une préoccupation confirmée par l'étude d'OpinionWay pour Scolarest (Compass Group France) : 38 % des enfants se déclarent stressés, un chiffre qui atteint même 60 % en Île-de-France. De leur côté, 47 % des parents jugent le niveau de stress de leur enfant important, tandis que 83 % des jeunes identifient au moins une source d’inquiétude dans leur quotidien. Selon Santé publique France, 45 % des collégiens rapportent des plaintes psychologiques répétées et 14 % présentent un risque important de dépression.


Face à cette situation, l’attention se porte sur la pression scolaire, les écrans ou encore les réseaux sociaux. Pourtant, un facteur du quotidien reste encore trop souvent oublié dans cette réflexion : l’alimentation. Car la cantine ne se résume pas à une assiette. Elle peut aussi être un espace de bien-être, de lien social et de prévention.


Des chiffres révélateurs


L’étude montre un déficit de sensibilisation : 52 % seulement des enfants font le lien entre leur alimentation et leur santé mentale. Autrement dit, près d’un enfant sur deux ne perçoit pas encore l’influence de ce qu’il mange sur son bien-être mental. Un constat qui souligne l’importance de faire de l’alimentation un sujet de sensibilisation dès le plus jeune âge.


Pour Jérôme Perrier, directeur général de Scolarest, Medirest et des Cuisines Centrales, cette dimension est essentielle : « La santé mentale des jeunes est devenue un enjeu de société majeur, et l’alimentation en est un pilier trop souvent oublié. À la cantine, un repas, ce n’est pas seulement une assiette : c’est une pause, un moment partagé entre copains, un temps pour souffler dans la journée. C’est pourquoi nous faisons de ce rendez-vous quotidien un véritable espace de bien-être, où le goût, le lien social et l’équilibre comptent autant les uns que les autres. »


Au-delà de la composition du repas, c’est donc toute l’expérience de la cantine qui semble participer au bien-être des jeunes. 75 % des parents estiment que le premier motif de satisfaction des enfants à la cantine est de retrouver leurs amis. Chez les enfants, le lien social représente 58 % des facteurs associés à leur bien-être mental.


Des chiffres qui montrent que la cantine peut être perçue comme une ressource plutôt qu’une source de stress. Elle n’est d’ailleurs citée comme source d’inquiétude que par 10 % des enfants, loin derrière les résultats scolaires ou les relations entre pairs. Le ressenti après le repas est particulièrement parlant : 88 % des enfants déclarent se sentir de meilleure humeur et plus détendus après avoir déjeuné à la cantine. Ainsi, le déjeuner scolaire apparaît comme bien plus qu’une simple pause dans la journée.


De bonnes habitudes


Chaque jour, Scolarest sert 300 000 élèves dans près de 1 500 établissements : une position qui lui confère une responsabilité particulière. Cette conviction structure sa nouvelle feuille de route, en phase avec la dynamique du « mieux manger » portée par les pouvoirs publics.


Parmi les actions concrètes mises en place, Scolarest déploie notamment le programme « Cultiv' ta forme », destiné à sensibiliser les enfants à l'alimentation, au bien-être et aux bonnes habitudes. La marque annonce également avoir déjà supprimé 45 additifs jugés « à risque » et prévoit de poursuivre cette démarche. Côté goût, plus de 30 nouvelles recettes de légumes sont co-créées et validées avec les enfants via le Club des Goûteurs, afin de mieux répondre à leurs préférences.


B.C-.D


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