
En France, selon une étude de l’Insee, les 10 % des ménages les plus riches concentrent presque 190 milliards d’euros de revenus initiaux, soit plus du quart des revenus. Inversement, les 10 % le plus pauvres ne perçoivent que 2 % de ces revenus. Mais le jeu des prélèvements et des prestations sociales diminuent ces écarts. Les 10 % les plus riches payent, par exemple, 60 % de l’impôt sur le revenu et 23 % de la taxe d’habitation. A cela s’ajoute l’impact des prestations sociales. Les 10 % les plus pauvres bénéficient de 27 % des prestations familiales sans condition de ressources, de 30 % des prestations familiales sous condition de ressources, de 46 % des aides à la scolarité, de 50 % des allocations handicap, de 54 % des allocations logement et de 75 % des minima sociaux. Au total, la différence entre les prélèvements et les prestations permet d’accroître de 107 % les revenus des 10 % les plus pauvres. Les 10 % suivant voient leurs revenus augmenter de près
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