Les Deux-Sèvres s’engagent vers le 100 % français dans les collèges

Les Deux-Sèvres s’engagent vers le 100 % français dans les collèges
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Le Département des Deux-Sèvres annonce le passage au « 100 % français » pour les denrées servies dans les restaurants scolaires des collèges à partir de la rentrée scolaire de septembre 2026. « Cette décision marque un acte de soutien concret envers le monde agricole », a déclaré Coralie Denoues, présidente du conseil départemental. « En verrouillant nos approvisionnements dans les cantines des collèges, nous garantissons à nos jeunes une alimentation d'excellence tout en sécurisant l'avenir de nos filières. » Elle intervient après la signature de l’accord de libre-échange Mercosur par l’Union européenne. La démarche s’inscrit dans la continuité des approvisionnements locaux déjà mis en place par la collectivité. Elle permettra d'offrir aux producteurs français des débouchés stables via la restauration scolaire. Le Département entend utiliser la commande publique comme un levier pour organiser l’offre et renforcer les filières. L’exigence du « 100 % français » deviendra une clause contractuelle.


La collectivité dénonce une concurrence jugée déloyale, issue de productions ne respectant pas les mêmes standards sanitaires, environnementaux et sociaux que ceux imposés aux producteurs français. Avec près de 6 500 exploitations, les Deux-Sèvres sont un important territoire paysan, surnommé « la petite France agricole ».


La richesse de la saisonnalité


Sur le plan opérationnel, le Département a lancé au mois de janvier la rédaction d’une convention avec les collèges. Cela implique un travail étroit avec les établissements, les gestionnaires et les fournisseurs afin de garantir traçabilité, qualité sanitaire des produits et viabilité économique des exploitations. Au-delà de l’approvisionnement, la démarche vise également à sensibiliser les élèves à la saisonnalité et aux enjeux de souveraineté alimentaire, en adaptant les menus aux productions disponibles sur le territoire. « Redécouvrir la richesse de la saisonnalité nécessite parfois de faire l'impasse sur des plaisirs exotiques importés par avion, comme l'ananas », indique la collectivité.


T.L.B.

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