Depuis la rentrée 2025, le Crous Nord Bourgogne-Franche-Comté équipe ses agents d’exosquelettes. Objectif : prévenir les TMS dans un secteur exposé aux gestes répétitifs et aux postures contraignantes.
Thibault Le Besne
En octobre 2024, les étudiants de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard ont assisté à une expérimentation peu commune au restaurant universitaire de Sévenans. Certains agents étaient équipés d’exosquelettes. Le Crous Bourgogne-Franche-Comté (BFC), partie Nord, porte cette initiative dans les RU de Sévenans et Belfort. À l’origine : une idée venue du terrain. En mai 2024, Marie, agente à Sévenans, interpelle Philippe Mauro, directeur du site Nord BFC, lors d’une visite. Elle lui décrit ses douleurs aux bras et aux épaules. Une situation loin d’être isolée dans la restauration collective.
Réduire l’activité musculaire
« On ne s’en rend pas compte, mais porter 500 assiettes à bout de bras au bout d’un comptoir pendant une heure, ça peut poser des problèmes aux coudes et épaules », souligne le directeur du site, qui cite aussi les postures contraignantes à l’approvisionnement et en plonge. Marie lui parle ensuite d’exosquelettes. Philippe Mauro transmet le message à Charline Salvi, assistante de prévention du Crous BFC. Dès juin 2024, les équipes sont filmées à leur poste afin de préciser les besoins au futur fournisseur. Des essais ont lieu à l’automne 2024. Le matériel arrive au début de l’été 2025 et est mis en place à la rentrée. Deux paires d’exosquelettes sont déployées à Sévenans et
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